Nombreux sont les entrepreneurs qui ont décidé d’inscrire dans l’ADN de leur entreprise les valeurs de l’entrepreneuriat social. Cette tendance repose sur quatre piliers, selon le MOUVES (Mouvement des Entrepreneurs Sociaux) : un projet économique viable, une finalité sociale et environnementale, une lucrativité limitée et une gouvernance participative.

Citons quelques entrepreneurs emblématiques de cette démarche : Thierry Klein, fondateur de Speechy à Lille (fabricant et distributeur de tableaux blancs et vidéos projecteurs interactifs), première société à avoir adopté le « capital altruiste ». Ou encore Alexandre Castel avec Station Energy, qui développe des boutiques alimentées par l’énergie solaire (2nd Prix de l’Entrepreneur Social en Afrique pour le Groupe Orange).

Croc la Vie

C’est le cas également d’Anthony Beharelle, créateur de Croc la Vie, fournisseur de repas bio à 63 crèches du Nord-Pas de Calais (Prix La Tribune Jeune Entrepreneur Catégorie Social Business Lauréat Régional 2013): «s la création de l’entreprise en 2009, je souhaitais que ma structure respecte les valeurs de l’Économie Sociale et Solidaire. C’est une manière de participer à la construction d’un autre modèle économique. Cela s’est tout de suite traduit par des rapports différents avec les fournisseurs : je ne regarde pas que le prix mais aussi la provenance du produit, le respect de la saisonnalité, je m’assure d’une rémunération équitable du fournisseur, ou la prise en compte de l’environnement dans les conditions de production. Également, dès que l’entreprise a commencé à être rentable, le profit a toujours été considéré comme un moyen et non une fin, utile notamment pour investir ou assurer aux salariés des conditions de travail sereines. Et toutes les semaines, j’échange avec mes salariés en matière de développement stratégique. »

Rester fidèle à ses convictions

Six ans après la création et un chiffre d’affaires prévu d’un million d’euros à août 2015, est-ce facile de rester fidèle à ses conviction de départ ? « Bien sûr, ses convictions ne sont pas des contraintes, elles font partie de moi. Et aujourd’hui, ma société va connaître une nouvelle étape importante. J’ai attendu que le modèle économique soit consolidé, pour ouvrir le capital d’ici peu à mes neufs salariés. Également, les statuts de l’entreprise vont être amendés, avec la mise en place de réserves impartageables et une échelle limitée des salaires de 1 à 4. »  Anne Henry-Castelbou, journaliste pigiste.

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