Un coach pour gérer la confiance en soi, un coach finances, un coach look, un coach séduction, un coach diététique, un coach coiffure… La liste des possibles et des promesses magiques ne trouve de fin que dans les moyens dont on dispose et surtout dans la confiance qu’on veut bien accorder à la fonction. Comment distinguer les vrais guides des charlatans ? Voici quelques points clés utiles qui pourront servir à recruter le bon coach, qu’il s’agisse d’une démarche professionnelle ou personnelle.

Les bons coaches, c’est un peu comme les bons osthéos. On en cherche toujours et l’on ne sait pas toujours sur quels critères s’appuyer pour ranger l’un ou l’autre dans la catégorie « vrai pro » ou « tout à fait bidon ». La mode du coach ne s’essoufflant pas, le champ des prétendants et présumés experts ne connaît plus de limites. Certains prétendront vous aider à mieux parler à votre canari et d’autres vous énuméreront l’interminable liste des certifications obtenues auprès de quelque « world famous coaching agency » histoire de se présenter comme le Rachmaninov du coaching.

Pour trouver le bon coach, il faudra donc se montrer prudent et précis dans sa demande. Une série de questions à poser et à se poser s’imposent.

1/ Il me faut un coach, un psy ou un exorciste ?

La première des questions à se poser consiste à mieux identifier votre besoin. Celui-ci doit être le plus adapté à vos contraintes de vie ou d’emploi et doit s’expliquer de la manière la plus précise possible. Si vous avez peur de la foule ou des salles de réunion avec des faux-plafonds, peut-être mieux vaudrait-il se tourner d’abord vers des médecins ou un psy. Le recours au coach sera plébiscité pour des actions concrètes de votre vie quotidienne ou professionnelle. Le coach ne guérit personne. Son but est de vous accompagner et de vous aider à trouver des voies ou solutions pour atteindre un but précis et clairement identifié. C’est ce but qui pourra servir de critère pour juger de l’efficacité ou non du coaching mis en place. Ce point d’évaluation étant indispensable.

2/ La méthode me convient-elle ?

Pour vous aider à atteindre votre objectif, le coach doit à tout prix et dès le départ vous détailler les outils qu’il entend utiliser dans son accompagnement. Si le coach vous parle de sophrologie ou de méditation alors que l’idée même de vous asseoir en tailleur sur un tapis de sol vous donne de l’urticaire, alors changez d’adresse. Il faut être à l’aise avec les techniques employées par le coach.

3/ Mon coach est certifié : « what else ? »

Un coach qui vous sort ses décorations et certifications peut être dans un premier temps rassurant. Au moins, l’homme ne verse pas dans l’improvisation totale : il s’est engagé et a suivi un cursus de formation. Toutefois, il faut se méfier des diplômes dans certains centres privés qui au final font payer cher et se voient mal, une fois le chèque encaissé, refuser la certification au stagiaire. Privilégiez donc l’examen approfondi du CV de votre futur et hypothétique coach. Pour qui a-t-il travaillé ? Dans quel domaine ? Quel est son parcours professionnel ? A-t-il déjà rempli des missions semblables aux miennes ?

4/ Ce coach travaille-t-il en solo ?

Enfin, pour juger de la crédibilité de votre coach, pensez à regarder s’il travaille seul ou s’il est supervisé. Il peut paraître plus sage d’aller choisir un coach intégré à une équipe dans la mesure où il pourra si besoin se tourner vers ses collègues pour chercher conseil. Autre indice, le caractère professionnel ou non de l’intervenant. Le coach en question a-t-il un bureau pro, un numéro de Siret, un mandat dans une sorte de fédération reconnue ?… L’idée étant d’éviter de vous retrouver avec un diseur de bonne aventure en roulotte. Le bon coach est bel et bien celui que vous aurez choisi délibérément et pas celui que vous prendrez faute de mieux, parce que vous êtes tombé dessus.

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