« Je suis créateur de bijoux, je retape des meubles, je donne des cours de marketing, je répare les motos de collection, je bosse à mi-temps en faisant un peu de comm’ »…. Bref, ils ne se définissent pas comme tels mais ils le sont pourtant dans les faits : sans le savoir, ils sont entrepreneurs. Ils ne pensent pas au titre mais en ont bien toutes les qualités propres.

Les auto-entrepreneurs, qui sont légion depuis la mise en place du statut en 2009 et représentent aujourd’hui une étape indispensable chez un créateur d’entreprise sur deux, ont donné un coup de boost à l’initiative. Mais, avec ce statut ou pas, nombreux sont en France les entrepreneurs qui s’ignorent et ne se qualifient pas de la sorte.

Pourtant, même à une petite échelle, ils développent des compétences propres au profil de l’entrepreneur. Du hobby ou de l’activité complémentaire à l’entrepreneuriat, la frontière semble parfois ténue. A titre d’exemple, si je suis sur mon temps libre créatrice de bijoux mais que je fais comme ça une fois de temps en temps, dans ce cas, je suis juste une passionnée. Si en revanche, je leur donne un nom de marque, si je réalise un site internet, des comptes sur les réseaux sociaux, si je les vends, démarche des clients et négocie avec mes fournisseurs, si je m’inscris dans des salons ou ventes privées, je suis sans nul doute un entrepreneur.

Vous pensez marque ou cherchez des clients ? Vous êtes entrepreneur !

Même schéma si je me dis artisan parce que je répare des meubles pour les amis des amis ou si je bricole des motos ou donne des cours du soir. Le fait de fixer des tarifs, de bâtir, d’entretenir puis d’élargir votre portefeuille clients, fait de vous un patron. Vous avez posé les balises et défini votre activité : c’est de l’entrepreneuriat pur, quelle que soit l’échelle. Organiser son temps de travail, gérer la demande, déléguer une partie de son activité, poser les bases et les règles de celles-ci, penser à l’étape d’après, cultiver l’autonomie… Voilà autant de compétences qui peuvent vous permettre de vous auto-déclarer en toute humilité et en parfaite clairvoyance « entrepreneur ».

Si c’est le cas, le fait de l’assumer vous aidera à professionnaliser plus encore votre activité. Écrire vos programmes, travailler vos idées et vous autoriser des prises de risques, peut donner un nouvel essor à votre petite entreprise en devenir. Et si vous nourrissez un complexe d’infériorité à cause des études que vous n’auriez pas trop poussé dans votre nouveau domaine ou en général, soyez à l’aise et regardez autour de vous : les patrons de Ricard ou de Free n’étaient pas diplômés avant de devenir millionnaires.

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