Delphine Coffart

La création d’entreprise, de A à Z, de la théorie à la pratique, comment, combien… Pour comprendre et vous raconter, nous avons décidé de suivre dans sa démarche et pas à pas Delphine, une créatrice d’entreprise de la métropole lilloise. Aujourd’hui, c’est le volet numéro 2 de notre feuilleton ou comment la créatrice d’entreprise pose les premiers jalons de son business plan.

Ma vie d’entrepreneuse débutante, acte 2. Petit rappel, Delphine Coffart, une Lilloise de 40 ans, ex-responsable animation dans le réseau d’entreprises, a décidé de créer sa propre activité en proposant de mettre sa passion du yoga au service des autres. L’idée de Je Crée en Hauts-de-France ? L’accompagner, l’orienter vers les bonnes structures, l’informer sur les dispositifs de soutien existants et la suivre pas à pas dans son aventure entrepreneuriale. Pendant plusieurs mois donc, tous les 15 jours, jecree.com va en partie vivre au rythme du projet de Delphine en suivant chacune des étapes de son projet.

Aujourd’hui, nous en sommes au moment où Delphine est passée de l’idée brute à l’écriture de son modèle économique. Enfin, le début. Le nom de son projet semble se préciser : BEVY, pour « bien-être et mieux vivre par le yoga ». « J’ai envie de transmettre aux autres une culture et un art de vivre que propose le yoga, explique Delphine. Mais il me fallait, pour en faire une activité à part entière, construire un projet de manière rigoureuse. L’offre sur un plan commercial est un vrai défi pour moi ». Mais Delphine l’a fait, ou en tous les cas, a pour le moment déjà posé les premiers jalons de BEVY. La créatrice a découpé son modèle en trois piliers économiques, trois secteurs d’activité.

Le premier pourrait s’appeler « Yoga Corporate ». « Je pense proposer un soutien aux politiques RH des entreprises. Le yoga peut être un outil pour accompagner le changement ou épauler des équipes qui se retrouveraient particulièrement sous pression ». Dans son offre, Delphine a l’idée de présenter des techniques de yoga sur chaise adaptées aux conditions de travail, des « MOC » ou du e-learning. Cela pourrait aller jusqu’à compléter des dispositifs de détente ou de cellules psychologiques de sociétés inspirées par les pratiques émergeantes de ce que l’on appelle « l’entreprise libérée ».

Le deuxième pilier serait baptisé « Yoga Transformation » et consisterait à soutenir des personnes ou groupes confrontés à des phases de changements forts. Longue maladie, chômage, déménagement contraint ou mutation de structure en entreprise.

Enfin, BEVY s’appuierait sur un troisième pilier que Delphine imagine comme « Yoga Loisirs ». « On serait davantage dans le divertissement que dans la consultance bien-être, souligne la Lilloise. Ce serait de l’« event » pour les particuliers ou entreprises ou familles. On peut imaginer des séances de yoga écrites autour d’un thème choisi par le client. Il peut s’agir de la lecture d’un conte par exemple et de s’en inspirer pour une séance de yoga sur-mesure. Le yoga peut devenir une vraie source de créativité ». 

S’appuyant sur cette offre commerciale, Delphine Coffart se sent déjà plus engagée dans le grand chantier qui l’attend. Pour autant, le chemin est encore long et la Lilloise en est convaincue, les prochaines étapes seront décisives. « Là tout de suite, il faut que je structure ma communication, que je crée un site et une brochure. Et dans le même temps, je dois lancer la prospection ». Un travail colossal pour lequel Delphine ira chercher le soutien de la BGE Hauts-de-France.

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