Delphine Coffart

Pour mieux comprendre et vous faire vivre la création d’entreprise de l’intérieur, nous suivons depuis la rentrée Delphine, une entrepreneuse de la région lilloise. Aujourd’hui, c’est le volet numéro 3 de notre feuilleton. Les premiers rendez-vous commerciaux ont commencé mais les premiers moments de doute aussi. Témoignage.

Ma vie d’entrepreneuse débutante, acte 3. Petit rappel des épisodes précédents… Delphine Coffart, une Lilloise de 40 ans, se lance et crée sa propre activité autour d’ateliers de yoga. L’idée de Je Crée en Hauts-de-France ? L’accompagner, l’orienter vers les bonnes structures, l’informer sur les dispositifs de soutien existants et la suivre dans son aventure entrepreneuriale. Lors de notre dernier volet, Delphine nous expliquait avoir bâti son business plan.

Mais aujourd’hui, alors que son modèle économique est clarifié, les premières difficultés se posent. A commencer par la question du statut, le sien et celui de sa future entreprise.  « Cela peut sembler fou, mais le simple fait que je sois en contrat de sécurisation professionnelle suite à ma perte d’emploi n’est pas pour me faciliter complètement les choses », explique Delphine Coffart. Détail qui échappera à beaucoup, ce statut l’empêche de créer sa société ou de commencer comme simple micro-entrepreneur (ex-autoentrepreneur depuis janvier 2016) : « Si je fais ça avant la fin janvier, je perdrai toutes les aides dont je bénéficie aujourd’hui. Et cela, c’est insupportable ». Delphine a trouvé la parade, même si celle devait n’être que temporaire : « je vais me lancer sous le statut de loi 1901 et vais très vite en créer les statuts pour les déposer à la préfecture ». Et si par chance, des recettes venaient à tomber dans l’escarcelle de BEVY, Delphine pourra toujours provisionner les comptes de l’association.

« Je teste mes méthodes sur mes proches et amis »

Autre étape toute proche pour l’entrepreneuse, des rendez-vous de prospection déjà pris avec des clients potentiels et intéressés par de l’accompagnement d’équipes et des cours collaboratifs de yoga. « Mais tout cela est assez nouveau pour moi et je dois avouer que cette partie commerciale me demande une énergie importante car je n’ai pas spécialement été formée à cela. Je teste mes méthodologies sur mes proches. Je le prends comme un vrai challenge », raconte Delphine qui avoue dans le même temps connaître ses premiers moments de doute. Elle s’y attendait, savait que cela se produirait, mais doit retrouver chaque jour les éléments d’encouragement dans son projet : « J’en suis pile à la période où l’on se demande s’il n’est pas temps de rebrousser chemin, le moment où l’on doute de l’intérêt de son idée. C’est naturel, et je fais tout pour conforter mes choix, quels qu’ils soient ».

Delphine s’est trouvée des points de réassurance en pratiquant ce que l’on appelle « l’effectuation ». « Il paraît que même Steve Jobs le faisait. C’est assez simple. Il s’agit d’avancer, de faire et de réaliser sans attendre que le projet soit entièrement ficelé... Et ça marche ! ». Reste du coup à patienter pour d’éventuelles bonnes nouvelles. Delphine vient de déposer un dossier au Conseil régional pour obtenir un chèque PASS formation qui vient en aide aux créateurs comme elle. Le soutien peut atteindre les 4 000 euros : « je croise les doigts…».

A lire ou à relire :

Épisode 1 : L'idée
Épisode 2 : Le projet

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