L'entrepreneuriat est une très belle chose, ce n'est pas nous qui allons vous dire le contraire, mais statistiquement, c'est assez difficile de rester entrepreneur toute sa vie. Quelles solutions existent pour un entrepreneur qui voudrait se retirer des affaires ? La cession en est une.

La cession est un moyen de continuer à faire vivre son entreprise et aussi de la voir se développer, peut-être changer. Céder son entreprise, c'est un peu comme voir ses enfants entrer dans la vie active. On les a vus grandir, on les a vus se construire et maintenant ils se débrouillent tous seuls et deviennent ce qu'ils veulent être, tout en ayant toujours en eux cet héritage familial.

C'est pour donner encourager la transmission d’entreprise que le gouvernement a engagé un grand chantier qui a pour objectif, sa simplification, notamment avec deux mesures principales qui concernent l'étalement des plus-values de cession en cas de crédit-vendeur et la réduction du délai d'indisponibilité du prix de vente.

L’étalement des plus-values de cession

Dans la cadre d'un crédit-vendeur, il est maintenant possible d'étaler sur 3 ans le paiement des impôts sur les plus-values de cessions des TPE. L'acheteur peut payer désormais le cédant en plusieurs fois, ce qui lui permet de diminuer son crédit bancaire et peut-être de s'en passer. Cela allège l'opération de cession pour l'acheteur. Et cédants, rassurez-vous, si vous craignez de ne pas vous faire payer au bout des trois ans du crédit-vendeur, il existe des mécanismes de cautions pour vous protéger.

Raccourcir l'indisponibilité du prix de vente

La seconde mesure qui devrait entrer en vigueur rapidement concerne la réduction du délai pendant lequel le prix de vente est indisponible pour le cédant. Cette indisponibilité existe car les créanciers doivent pouvoir se manifester, si éventualité il y a. Cette indisponibilité du prix de vente peut aujourd'hui courir sur cinq mois et demi, la mesure prévoit de la faire passer à un maximum de 125 jours.

Les cédants en chiffres

51% des chefs d’entreprise déclarent se préoccuper de l’avenir de leur entreprise avant de se soucier du prix auquel ils la céderont. *

Pour 83,5% des chefs d'entreprise, il est nécessaire de s'occuper de la transmission avant 60 ans. *

41% des chefs d’entreprise n’ont mis en place aucune action pour assurer la pérennité de leur entreprise en cas de force majeure (décès, incapacité, divorce), exposant leur entreprise à subir de graves problèmes. *

[FOCUS CESSION EN NPDC]

Plus de 30 000 établissements du Nord-Pas de Calais ont vocation à être céder dans les 5 ans, ce qui concernerait près de 90 000 emplois salariés, seulement pour les établissements de moins de 20 salariés.

Source:Horizon Eco n°192 – avril 2015 – La Transmission d’entreprises en Nord-Pas de Calais

* Retrouvez ici l’enquête Fidal Transmission et pérennité de l'entreprise, réalisée en 2014

 
Source : L’Express Entreprise

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