Fermer son entreprise est un traumatisme financier et moral. Pour rebondir, il est important d’être bien entouré. Au sein de l’association Second Souffle, on ne parle pas d’échec mais d’audace.

« Un chef d’entreprise, même s’il échoue, est d’abord quelqu’un qui a fait preuve d’une sacrée audace ». Ces mots de Frédéric Motte, le patron du Medef en Nord-Pas de Calais trouvent toujours un écho chez ceux qui, pour une raison ou une autre, ont dû fermer leur entreprise. Entendre qu’on a participé à la croissance de son pays en créant de l’emploi, et du chiffre d’affaires est décidément trop rare. Car quand la tempête de la liquidation judiciaire emporte tout sur son passage, le jeune entrepreneur dynamique cherche plutôt à se cacher sous sa couette… Chez Second Souffle, cette association qui vient aider chaque entrepreneur qui le souhaite à rebondir après un échec, les témoignages de ces chefs d’entreprises qui n’osent plus réapparaitre sont nombreux. « Quand on ferme son entreprise, on disparait des cercles, des clubs, des réseaux sociaux. On perd sa santé, son sommeil, sa confiance en soi, et parfois même des amis. C’est une période très difficile » reconnaît Cécile, elle-même touchée par un accident de parcours professionnel. Force est de constater que l’échec est encore tabou en France, tandis qu’aux États-Unis, il est régulièrement valorisé. Pour Cécile, l’échec peut rendre plus fort, à condition d’être accompagné, et d’apprendre à parler du risque de banqueroute en amont. « L’échec passe, les compétences restent, plus fortes que jamais. Il est important de remobiliser toute son énergie…pour se relancer à nouveau » insiste Cécile.

Christine Lecomte aime à citer Nelson Mandela : « Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau ». Elle aussi a traversé l’ouragan de la liquidation judiciaire de son entreprise fondée sept ans plus tôt. Mais elle aussi s’est relevée. Forte de son expérience d’ancienne juge du tribunal de commerce de Douai, cette femme dynamique qui est à l’origine de l’antenne lilloise de Second Souffle à Lille, avait été à la tête d’une PME de 40 salariés dans le Douaisis. Aujourd’hui, elle veut que chaque entrepreneur qui se trouve frappé par l’échec, puisse reprendre le chemin de la confiance.

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Echec&Rebond-LilleMag

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