Constituer une équipe tient de l’art subtil et délicat. Pour résumer, l’exercice ne consiste pas à additionner les plus gros CV sur la table et à jeter dans le bain des stars du métier. La « dream team » ne tient pas qu’à un alignement des meilleurs, mais bien à un équilibre des compétences, des personnalités et, ultime ingrédient, à une parfaite cohérence des objectifs individuels. Le manager est à la fois un coach et un sélectionneur.

On a beau avoir le projet ou le produit du siècle, le PDG le plus charismatique et le plus influent qui soit, l’entreprise ne décollera pas ou n’assurera pas son avenir sans une ou plusieurs bonnes équipes. Pour se constituer la ou les dream team que tous les entrepreneurs imaginent dans leurs songes les plus productifs, il existe quelques règles simples mais essentielles à suivre. Eh oui, sortir le carnet de chèques pour aligner les plus gros cachets et ne se payer que des vedettes n’a rien de la recette magique.

Identifier les objectifs communs et indiscutables

L’un des ingrédients clés pour une équipe qui marche consiste tout d’abord, évidence suprême, à bien comprendre où l’on va, comment et en combien de temps on y parvient. Le projet d’entreprise doit être clairement expliqué et donc parfaitement compris et adopté par les employés. Pour harmoniser le travail entre les collaborateurs,  il faut s’assurer que tous partagent les mêmes objectifs et que tous sont clairement en accord pour oeuvrer ensemble et assurer la mise en œuvre d’un même projet. Pour compléter les effectifs, il peut être aussi opportun de trouver des collègues qui se dirigent vers les mêmes ambitions (des personnes qui cherchent le même accomplissement ou visent la même formation ou de concours).

Plus on est nombreux, plus c’est compliqué

Plus on sera, mieux ce sera, voilà une règle à enterrer d’emblée. On peut parler très concrètement d’une taille critique et idéale. Oubliez le « onze d’or » du football et pensez plutôt basketball. Selon J. Richard Hackman, professeur de psychologie sociale et organisationnelle, la taille parfaite se situerait entre 4 et 6 personnes et ne devrait dans l’absolu pas dépasser les 10 personnes. Conseil du jour, privilégiez si possible deux petites équipes au lieu d’une grande et définissez le champ des compétences de chacune différemment.

Déterminer les limites et poser les conditions de l’autonomie

Il faut déterminer clairement qui fait partie de l’équipe et qui n’en est pas. Et surtout définir le rayon d’actions de celle-ci. L’idée est de créer les conditions de l’autonomie. Cette autonomie doit être balisée de manière tangible afin d’anticiper les dépassements de compétences.

Jouer la carte de la diversité

Encore une fois, il ne sert à rien de vouloir accumuler les as des as pour se dire « je n’ai que des champions ! ». Le bon fonctionnement de l’équipe repose sur tous les éléments cités précédemment mais aussi sur la diversité des profils. Selon J. Richard Hackman, le nec plus ultra est de composer une équipe qui présente le plus de diversités en matière de compétences dites cognitives (différences quant à l'éducation, la formation, l'expérience, l'expertise, la personnalité, le milieu culturel). La diversité sociale est un plus. En revanche, la diversité de valeurs peut poser problème.

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