Dans un couple, on situe généralement le seuil critique à 7 ans. Pour une jeune entreprise, la période où le point de rupture se fait le plus sentir se placerait plutôt à + 5 ans. Après la création et le lancement, c’est en pleine phase de développement que les premières difficultés sérieuses se présentent. Selon les études, les probabilités de survie varient. L’Insee évalue à 50% le nombre d’entreprises qui existent encore 5 ans après leur création. Autant dire que le cap des 5 ans est un rendez-vous à ne pas rater.

Se lancer à son compte et créer sa boîte n’a rien, au cas où certains en douteraient encore, d’une promenade de santé. Une fois la peur de se jeter dans le bain de l’entrepreneuriat passée et les premiers mois d’activité avalés, il faut amorcer encore et assurer le lancement de son produit sur le marché, affiner son business plan, reprendre sa calculette, annuler ses vacances perso... Et surtout, il faut se pro-je-ter ! Pas facile, n’est-ce pas ? Et encore, ce n’est rien comparé au cap des 5 ans. Pour passer ce cap, mieux vaut en connaître les règles.

Dans le monde de la création d’entreprise, cette étape est un peu l’équivalent du fatidique cap des 7 ans dans la vie de couple. C’est le moment de toutes les remises en question, le « ça passe ou ça casse » auquel vous ne pourrez pas échapper. Dans une étude qui remonte à 2013, l’Insee estime à  environ 50% la part des entreprises qui parviennent à passer ce test de survie. Plus récemment début 2015, une enquête signée par Bain & Company et Raise France (fonds de dotation et d’investissement), estime que 25% des entreprises meurent bien avant leurs 5 ans. C’est à ce stade que la conjonction de plusieurs facteurs s’avère critique. La conjoncture, les contraintes fiscales, administratives et les difficultés dites opérationnelles se posent de manière plus sensible. 

Le recrutement se présente comme l’un des principaux défis. Attirer et conserver des talents, les payer au juste salaire et les faire progresser en même temps que l’entreprise relève de l’épreuve fatale. Le fait d’en rester alors au stade de la TPE constitue une forme de point de non-retour ou plutôt de non développement. Viser le marché international avec moins de dix salariés est plus que présomptueux et très rare. 

Cap des 5 ans toujours, le financement et une deuxième campagne de levée de fonds qui se montre plus ardue encore que celle éprouvée lors de la création. Les exigences sont plus hautes et demandent une démonstration de force et de créativité plus soutenue encore. Bref, le chèque des 5 ans est un graal inespéré pour la moitié des jeunes créateurs d’entreprises.

Le plus simple consistera donc à se faire accompagner par un incubateur ou un dispositif comme Je Crée qui (au moins jusqu’aux trois ans d’existence) avancera main dans la main avec la ou le créateur d’entreprise.

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