Un babyfoot, une salle de sport, des crèches d’entreprises, des accès aux grands événements de la région… Tous ces bonus sont autant d’outils adoptés çà et là en Hauts-de-France pour favoriser le bien-être au travail. Vous créez ou allez créer votre entreprise ? Quelques références en « great place to work attitude » s’imposent…

Le savoir-faire n’est plus la clé unique pour choisir son poste, son employeur ou son chemin professionnel en général. Le « vouloir être bien » s’impose depuis une dizaine d’années comme un facteur d’orientation crucial et indispensable. On ne cherche plus forcément un titre, un salaire ou une référence pour son CV, mais aussi une entreprise où il fait bon travailler.

Le tissu économique des Hauts-de-France ne fait, sur ce point, pas figure d’amateur. A tel point que l’institut Great place to work, qui décerne chaque année ses Césars de l’entreprise du progrès humain, a pris ses quartiers à Lille. Après l’Île-de-France avec Paris, les Hauts-de-France deviennent donc la deuxième région du pays à recevoir une antenne. Une façon de signifier que sur ce territoire, le bien-être au travail n’est en rien secondaire.

5 entreprises des Hauts-de-France dans le palmarès Great place to work

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cinq entreprises de la région ont pris place dans le palmarès national 2015 de Great place to work. Decathlon, Electro-Dépôt, Kiabi, General Mills-Häagen Dasz Arras ou Leroy Merlin innovent en matière de pratiques RH, montrent l’exemple et activent une certaine forme d’émulation régionale.

Les Rolls Royce du bien-être au travail

Ankama, spécialiste roubaisien de l’édition numérique, est aujourd’hui devenu une référence en termes de bien-être au travail. Luxe suprême, les 350 collaborateurs de la société ont leur propre salle de jeu avec tables de ping-pong, sacs de boxe, vélos elliptiques et bornes d’arcade. Des grands poufs permettent aussi de se reposer quelques instants et de transformer la pause-café en détente premium. Une salle de projection a même été aménagée ! Les 3 fondateurs ont aussi pensé à la pause déjeuner de leurs équipes, en ouvrant deux restaurants Ankama. Et les jeunes parents n’ont plus besoin de courir après le temps le matin puisqu’ils peuvent bénéficier d’une place en crèche située à deux pas du siège. Bref, en matière de conditions de travail, on est un peu ici dans la Royce.

Du côté de chez Sarbacane Software à Hem près de Roubaix, les salariés sont aussi plutôt bien choyés ! Douches, terrain de tennis et de basket, boulodrome, billard, babyfoot… Des places pour des matchs du LOSC sont même offertes.

Alors, si votre projet d’entreprise ne comporte aucune ligne sur la façon de rendre le temps au travail le plus paisible et « cool » possible, posez-vous des questions. Vous n’aurez peut-être pas les moyens des PME, ETO ou grands groupes, mais l’on peut, à moindre frais, s’intéresser à des pratiques vertueuses. Cette préoccupation est plus qu’une mode passagère. Les politiques publiques et structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat suivent. Le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) de Lille a mis en place une commission bien-être. La région des Hauts-de-France a par ailleurs mis sur pied un programme "Bien-être au Travail" visant à développer les connaissances de la santé au travail en région. Sur la base des dispositifs existants, la Région soutient les programmes « Evrest » et « Suivi des Inaptitudes » coordonnés par l’ISTNF. Une définition de nouveaux indicateurs de santé au travail à partir des actions du programme « Bien-être au Travail » est en cours.

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