• Chiffres d'affaires
    X €

  • Année de création 2014

  • Nombre de salariés 7

Ruche d’entreprises Nord de France - Villeneuve d’Ascq Parc Scientifique européen de la Haute Borne HuB Innovation – 11 B ave

08 11 48 90 89

http://www.mypopcorner.com

Les +

La rapidité d’exécution, notre équipe complémentaire, un bon entourage. Nous arrivons à prendre le recul nécessaire pour changer, pour pivoter, pour trouver d’autres solutions à tester. On n’est pas têtus et je pense que c’est important.

Les -

Il y a toujours des hauts et des bas, entre ce que l’on s’imagine et ce qu’il se passe vraiment. Il y a des grosses différences, il faut savoir s’adapter.
 
Le plus difficile c’est surement la course au financement : une start-up est rarement rentable dès la première année, il faut savoir trouver la trésorerie nécessaire pour se développer. C’est chronophage, il faut vite réagir et s’entourer des bonnes personnes. Pas facile non plus de recruter de nouveaux collaborateurs : il ne faut pas se planter et négliger certaines parties du boulot. Enfin il ne faut pas sous-estimer toute la partie administrative qui, finalement, représente 1/4 de ton temps de travail. Il faut passer par là.

Nicolas Lengaigne Lengaigne Nicolas 32 ans

En quelques mots, qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

J’ai 32 ans, j’ai travaillé principalement dans le e-commerce, notamment pendant 5 ans à la Redoute après avoir fait une école de commerce à Lille. C’est à la Redoute que j’ai rencontré mes associés, Thomas et Pierre-Yves. Nous travaillions ensemble sur la gestion du site internet et c’est à ce moment là que nous avons décidé de créer My Pop Corner.

Pourquoi avez-vous eu envie de créer votre entreprise ?

Nous avions un besoin de liberté, de faire bouger les choses et d’apporter notre pierre à l’édifice. C’est intéressant de monter un projet de A à Z. Le côté start-up est super enrichissant, cela permet d’apprendre plein de choses et d’aller à la vitesse que l’on souhaite.

Présentez-votre idée de création, le nom et l’origine de votre entreprise.

Nous sommes partis d’un constat lors de notre expérience à La Redoute. Nous avons travaillé sur la mise en place de la marketplace : des marques profitaient de la vitrine de La Redoute pour vendre leurs produits. Énormément de marques se lançaient sur internet et profitaient de ces marketplaces mais très peu de « pure players » osaient se lancer dans le commerce physique alors que cela représente encore 94% des ventes. Ouvrir sa boutique c’est plus compliqué qu’ouvrir un site Internet.

Pourtant, la concurrence en ligne est de plus en plus forte, le coût d’acquisition d’un client est de plus en plus élevé, c’est pour ça que les grandes marques commencent à se tourner vers le commerce physique éphémère.

A la création, nous avons surfé sur la tendance de l’économie collaborative (Airbnb, Blablacar, etc…), l’idée de favoriser l’usage plutôt que la propriété. My Pop Corner c’est la même chose mais adapté au B2B : Proposer au commerçant d’avoir une boutique au bon moment et au bon endroit plutôt que toute l’année si leurs ventes sont par exemple saisonnières.

Notre message répond à un besoin des marques et aux propriétaires des locaux vacants (plus de 30000 locaux commerciaux sont vacants en France).

Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment ?

On a toujours envie de changer plein de choses ! On a eu une première expérience avec mon associé Pierre Yves, on avait créé une première entreprise ensemble et on s’est vite rendu compte que l’on avait passé trop de temps à réaliser le prototype du projet.
 
Avec My Pop Corner, c’est le fonctionnement inverse. On applique la méthode « Lean start-up » c’est-à-dire que l’on adapte notre produit en fonction des retours du client. On commence par un premier prototype, un brouillon, que l’on fait évoluer en fonction des retours des clients. C’est intéressant même s’il ne faut pas non plus tout prendre au pied de la lettre. Il faut aussi garder sa vision et ses valeurs. Mais c’est toujours bien d’aller vite pour lancer quelque chose.

Un conseil pour les futurs entrepreneurs ?

De s’entourer des bonnes personnes, de construire son réseau pour discuter des problématiques avec d’autres entrepreneurs et de ne pas tout faire seul !
 
D’être réactif, de vite tirer les enseignements du marché pour s’adapter.
 
Et avoir du fun ! Rigoler, avoir une bonne ambiance à la fois pour soi mais également pour son équipe et favoriser un développement avec moins de stress.

Les structures qui vous ont accompagnées, qui sont-elles et que vous ont-elles apporté ?

Il faut toujours du temps pour comprendre ce milieu entrepreneurial mais, heureusement, de nombreux organismes sont là pour nous accompagner. Ces structures organisent de nombreux événements nous permettant d’élargir notre réseau et d’apprendre de l’expérience de chacun.
 
On a d’abord commencé avec Euratechnologies en incubation où on a pu former notre premier cercle. Dans un second temps, il y a les structures comme LMI ou le Réseau Entreprendre Nord permettant d’avoir les premiers fonds pour se développer mais aussi Pôle Emploi pour continuer à vivre dans la phase de développement. La clé c’est de bien s’entourer, de ne pas hésiter à parler de son projet et de son idée. Il faut avoir des retours, savoir écouter, prendre les critiques et avancer.

Vous êtes actuellement accompagnés par la Ruche d’entreprises de Villeneuve d’Ascq, que vous a-t-elle apporté ?
 
Tout d’abord l’emplacement est intéressant pour nous, au niveau des accès de circulation. Et surtout un cadre de travail agréable, un accueil super sympa, des bureaux, un espace vert. Les autres entreprises autour nous permettent de garder ce côté « ruche », « réseau », de discuter de nos problématiques avec d’autres créateurs et experts. L’accompagnement du réseau Ruches nous aide également à prendre les bonnes décisions.
Nous avons aussi pu participer au salon Alliatra, dans le cadre des programmes européens proposés par les Ruches. Cela nous a permis de tester le marché belge. On a eu beaucoup de retours et de personnes intéressées. C’était étonnant de voir le clivage entre les français et les flamands… Cela permet de tester un marché de proximité.

Vous ont-elles aidé à surmonter certaines embuches ou à développer certains points ?

Ces structures nous obligent à faire des tableaux de bord et des points réguliers pour prendre du recul et prendre les bonnes décisions. Tout l’intérêt est là : souffler, regarder ce que l’on a fait et surtout analyser nos performances, choses que l’entrepreneur ne prend pas le temps de le faire aujourd’hui.